Vivre en Angleterre à la fin du XIXe siècle (Moldus)

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 13:28

D- La culture du macabre et du sensationnel

Le XIXe siècle est une époque où il y a une réelle curiosité presque cathartique pour le grotesque et l’extraordinaire. Toutes les grandes foires ont également leur ménagerie, et leurs montreurs d’êtres difformes et de curiosités : en 1880, John Merrick dit “l’homme-éléphant” attire une foule importante et sa popularité s’étend dans toute la Grande-Bretagne. C’est au XIXe siècle qu’apparaissent les premiers cirques.
La mort est un drame à titre personnel mais un spectacle à titre collectif : les exécutions sont publiques jusqu’en 1869 et si en 1835 une loi interdit les combats d’animaux, en pratique les combats de coqs et de rats sont toujours pratiqués de manière clandestine, avec des paris à la clé. De plus, il y a un réel engouement pour la “littérature de gibet”, c’est-à-dire la lecture de journaux évoquant les crimes les plus célèbres de l’époque.

Néanmoins, un mouvement croissant pour “civiliser le peuple” se développe, et on assiste alors à la naissance de nombreuses sociétés de tempérance, d’une Société contre la cruauté envers les animaux (1824) ou d’une Société pour la suppression du vice (1802). Ces structures, sous différents noms, existent encore à la fin du XIXe siècle. Attention cependant : ces structures ne sont pas là pour défendre les animaux ou autres mais bien pour civiliser la violence populaire, pour leur faire acquérir un vernis de “bonnes manières”.

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 13:28

E- Le cas de l’Irlande

L’Irlande est la région la plus tardivement rattachée à la Grande-Bretagne, et ce rattachement provoque des remous qui ont eu des répercussions durant tout le XIXe siècle. L’épisode de la Grande Famine, entre 1845 et 1852, due à la politique économique impériale britannique, des méthodes agricoles inappropriées et l'apparition d’une maladie de la pomme de terre sur l'île, provoque un véritable scandale en Grande-Bretagne. Durant la 2e moitié du XIXe siècle, les émeutes se succèdent et les premiers ministres vont se déchirer sur la question irlandaise, certains prônant une plus grande autonomie de l’Irlande pour calmer les émeutes (les libéraux) quand d’autres en souhaitent au contraire un contrôle plus strict (les conservateurs).
C’est dans cette atmosphère tendue que se déroule le Bloody Sunday en 1887. Il s’agit d’une manifestation pacifique à Londres composée essentiellement d’ouvriers protestant contre les Coercion Acts (lois) visant à maintenir l’ordre en Irlande. La manifestation promettant d’être très suivie, elle est interdite, mais les meneurs appellent néanmoins à la maintenir. La police charge pour disperser la manifestation, faisant au moins trois morts et plus de deux cents blessés.
En 1890, la question irlandaise continue à diviser la classe politique.

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 13:31

IV- Les classes sociales

On peut très schématiquement découper la société anglaise en trois grandes classes. Evidemment, la réalité est un peu plus nuancée, mais ce découpage sera suffisant pour le propos présent.

A- La classe supérieure

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Tous les nobles ont la possibilité de siéger au Parlement, à la Chambre des Lords. La plupart cependant ne le font pas, par désintérêt ou par éloignement : en effet, ils habitent le plus souvent à la campagne, sur leurs terres, et ne disposent pas nécessairement de pied à terre à Londres pour assister aux sessions du Parlement.
De plus, tous les membres de la classe supérieure ne sont pas fortunés. Certains peuvent avoir hérité de terres de peu de valeur, ou perdre leur argent au jeu, suite à un pari, ou à cause d’un train de vie dispendieux. Autant dire que le beau duc ténébreux et richissime est extrêmement rare !

1- La Saison

A l’origine, il s’agit de la saison parlementaire. Elle s’étend de novembre à juillet, pendant laquelle le Parlement siège. Or le Parlement est composé de la Chambre des Lords et de la Chambre des Communes. Autrement dit, à la saison parlementaire s’est juxtaposée la Saison, période au cours de laquelle l’aristocratie se retrouve à Londres pour les bals, les réceptions, les soirées mondaines… et en profiter pour échanger tous les potins de l’année.
Les aristocrates ne restent cependant pas à Londres pendant neuf mois. En fonction des sessions parlementaires et de leurs invitations, ils peuvent faire des allées-venues entre la campagne et Londres.

Entre juillet et novembre, c’est la morte-saison. A cause de la chaleur souvent étouffante à Londres en été, les aristocrates retournent sur leurs terres à la campagne, ou partent à l’étranger. L’Europe, et notamment la Côte d’Azur et l’Italie, est la destination privilégiée de ces villégiatures.


2- L’éducation des enfants

En 1890, le protocole est le suivant : les jeunes enfants sont d’abord élevés par une nounou, puis, à l’âge de six-sept ans, reçoivent une instruction donnée par des précepteurs particuliers, souvent nourris et logés sur place. Enfin, une fois adolescents, vers onze ans, il est de coutume que les garçons aillent dans des collèges pour parfaire leur instruction (Eton, Oxford) tandis que les filles vont dans des pensionnats, de préférence à l’étranger (France, Suisse, Italie) pour renforcer leur vernis d’éducation culturelle. Vers l’âge de dix-sept ou dix-huit ans, ils reviennent chez leurs parents pour faire leurs débuts dans la bonne société.

Les jeunes filles doivent impérativement, l’année de leurs dix-huit ans, être présentées à la reine Victoria lors des bals de débutantes qui lancent la Saison. La Saison est également l’occasion de se chercher un mari, et plus elles le trouvent tôt, et mieux c’est. Par ailleurs, afin de préserver leur pureté, elles ne peuvent sortir seules et sont nécessairement accompagnées d’un chaperon, une tante ou une cousine de la génération précédente qui veille à ce que la réputation de la jeune fille ne soit pas compromise.

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 13:36

B- La classe moyenne

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On a là ce qu’on peut appeler la bourgeoisie. Ces gens-là doivent travailler pour gagner leur vie, par contre il s’agit de travails « de qualité », plutôt intellectuels et nécessitant une bonne éducation. On travaille, c’est vrai, mais on reste du côté de ceux qui dirigent, et non pas des vulgaires exécutants.
Ils se caractérisent par leurs opinions non-conformistes et libérales mais cherchent en permanence à monter les échelons de l’échelle sociale.
Ceux qui ont le mieux réussi prennent parfois un titre de noblesse (par l’achat ou l’hommage du roi), basculent du côté des classes dirigeantes et envoient leurs enfants dans les très chères « public schools » (écoles privées).
Côté loisirs, c’est le musée, la galerie d’art, le théâtre, la bibliothèque, la semaine de vacances, le voyage sur le continent, le salon avec un piano qui prévalent.

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 13:39

C- La classe ouvrière

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(Il y a une petite erreur dans ce tableau, il s’agit bien de l’upper/lower working class.)

Ici, on parle de 80% de la population : ce sont eux, les bras qui travaillent dur. Il s’agit là de tous les travaux manuels, rémunérés par des gages ou un salaire.
Depuis les années 1830 naît le syndicalisme ouvrier qui permet un certain nombre d’améliorations de la condition de vie. Ainsi en 1890 le travail ne dépasse pas 10h par jour sur cinq jours, le week-end étant chômé. Cependant, les salaires restent bas, et la plupart des travailleurs sont vite en mauvaise santé à cause d’une alimentation peu variée et des conditions de travail difficiles.

Côté femmes, les jeunes filles peuvent travailler, mais lorsqu’elles se marient elles restent au foyer. Elles gèrent le ménage et l’intendance grâce au salaire ramené par le mari. Les travailleurs les plus aisés possèdent une pièce, le salon, qu’ils utilisent rarement, et uniquement pour recevoir des amis ou des visiteurs. C’est souvent la pièce la plus belle de la maison, en tout cas la plus soignée.

Les vêtements sont rares faute de moyens : en général, un homme possède deux complets, l’un qu’il met tous les jours pour aller travailler et l’autre qu’il porte le dimanche. Au bout d’un an, le premier complet finit en chiffons, le complet du dimanche sert de complet quotidien et l’on rachète un complet pour le dimanche.

Les loisirs des travailleurs sont différents de ceux de la middle class. Le football, le music-hall, la fanfare, la lecture de la presse à sensation sont les principales activités de cette classe et, avec, pour les plus aisés, une journée de villégiature au bord de la mer de temps à autres (Blackpool).

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 14:05

V- Les vêtements

A- Classe supérieure et classe moyenne

Les élégants (et fortunés) ont plusieurs tenues qu’ils mettent en fonction du moment de la journée et des activités prévues.
De plus, devant le fort essor des activités sportives et touristiques, un certain nombre de costumes adaptés voient le jour : tenue de baignade, tenue pour le tennis, pour le vélo…

Quelques exemples de tenues de cette époque :

Tenues d'extérieur :
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Robe d'après-midi :
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Robe de soirée :
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Habits de jour :
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Les débuts du smoking pour les soirées :
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Enfants de 2-4 ans :
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Enfants de 5-8 ans :
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Chez les enfants, la mode est aux vêtements longueur genou. La marinière pour les garçons est indispensable.

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 14:19

B- Classe des travailleurs

Chez les travailleurs, le vêtement est simple et pratique : blouse/chemisier et jupe ample chez les femmes, chemise, pantalon et béret pour les hommes.

Vêtement quotidien des femmes :

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Vêtement quotidien des hommes :

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Vêtement quotidien des jeunes adolescentes :

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Vêtement quotidien des jeunes adolescents :

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 14:20

VI- Les moyens de transport

Grâce aux progrès technologiques de la fin du XIXe siècle, de nombreux moyens de transport existent pour se déplacer.

- La marche à pied, pour la majeure partie de la population.

- Les véhicules à cheval individuels: charrette pour les plus pauvres, calèche pour les plus fortunés (il y a cinq ou six véhicules à cheval différents, mais “calèche” est très bien). Les toutes premières automobiles commencent à apparaître, mais c’est très anecdotique.

- Les véhicules à cheval collectifs : la diligence est une sorte de Flixbus de l’époque, utilisée pour les trajets assez longs, en compagnie d’autres passagers. L’omnibus remplit la même fonction pour les centres urbains (c’est l’ancêtre de nos bus de ville). Enfin, à Londres, on peut prendre le métro, qui existe depuis 1863 et qui dessert plusieurs points de la ville.

- Le train et le paquebot sont les moyens de transport privilégiés pour se déplacer dans tout le pays et dans différents continents.

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 14:20

VII- Un exemple : Londres au XIXe siècle

Puisque Londres va occuper une grande part des propos, voyons la manière dont on pouvait vivre à Londres en 1890.

Au cours du XIXe siècle, de nombreux émigrés viennent compléter la population londonnienne. Parmi eux, beaucoup d’Irlandais qui ont fui la Grande Famine (1840) et de juifs venant d’Europe orientale où ils sont victimes de pogroms.

Comme dans toute grande ville qui se respecte, les épidémies ont été nombreuses. Pour pallier ce problème, un vaste système d'égouts a vu le jour en 1875, et le nombre de morts chuta drastiquement après. Pour la petite histoire, notons que les toilettes publiques apparaissent dès 1852. Signalons aussi que si les familles de classes moyennes vivent souvent dans des maisons avec des salles de bains à la fin du siècle, ce n’est pas encore le cas pour les familles ouvrières.

Même pas peur dans Londres le soir ! Les grandes rues sont éclairées depuis 1883 à l’électricité.

Pour se déplacer, rien de plus facile : des omnibus hippomobiles, utilisés par la classe moyenne, circulent à partir de 1829, alors que les tramways hippomobiles, pour une clientèle dite plus populaire, prospèrent au même rythme en parallèle. Et ce, sans oublier le métro qui sillonne la ville, et les trains qui font “rapidement” la jonction avec la campagne.

Se détendre, pour quelques privilégiés, n’a jamais été aussi facile : de multiples parcs sont arrangés dans la capitale, avec l’ouverture de Regent Park en 1838, de Victoria Park en 1845 et de Battersea Park en 1858. D’autre part, de nouveaux musées voient le jour, à commencer par le Musée Victoria et Albert en 1852. Il est suivi par le musée des sciences qui ouvre ses portes en 1857, puis par le Musée d’histoire naturelle en 1881.

La capitale est une ville professionnelle florissante, hébergeant des raffineries de sucres, des minoteries ou encore des usines pour la fabrication de conserves. Sans oublier les brasseries à travers Londres. Bermondsey et Southwark étaient en ce temps célèbres pour la fabrication de chapeaux et son industrie du cuir, alors que l’on se rendait à Bethnal Green pour de bonnes chaussures. Le quartier de Clerkenwell était quant à lui réputé pour la fabrication d’horloge, de montres et de bijoux.

En somme, de nombreuses industries coexistaient à Londres, mais cela ne mit pas pour autant un frein à la pauvreté. Les foyers étaient souvent surpeuplées et il existait des demeures dans l’East End où une personne pouvait louer un lit pour la nuit avec quelques pièces. Sans argent, vous étiez envoyés dans une maison de travail, où les difficiles conditions avaient pour but de dissuader les gens de demander de l’aide à l’État.

La classe ouvrière londonienne mangeait simplement : pain, beurre, pommes de terre et bacon. Le développement du chemin de fer et des bateaux à vapeur facilita l’importation de graines bon marché venue d’Amérique du Nord qui permit de réduire le coût du pain. La consommation de sucre progressa et la réfrigération permit l’importation de viande d’Argentine et d’Australie. À la fin du siècle, le régime alimentaire de la population s’était ainsi amélioré. Ouf !

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 14:26

VIII- Questions-réponses

A quel âge se marie-t-on en 1890 ?

Pour les classes sociales supérieures, on se marie pour les hommes entre 25 et 35 ans, et pour les femmes entre 18 et 25 ans.
L’âge moyen pour les classes moyennes et ouvrières se situe autour de 33 ans pour les hommes et 24 ans pour les femmes.
Je n’ai pas d’explication sur cet âge pour les femmes, en revanche les hommes devaient, avant se marier, avoir un métier et suffisamment d’argent pour leur permettre de financer leur ménage et leurs futurs enfants, ce qui explique qu’ils se marient aussi tard.

Combien d’enfants a-t-on en moyenne ?

Nous sommes dans une époque en transition, où les progrès de l’hygiène sont nombreux et où les enfants meurent moins. De manière générale, la tendance est à la diminution des familles nombreuses. Avant 1890, il n’est pas rare de voir des familles nombreuses de quatre enfants ou plus. A partir de 1890, on commence à voir apparaître les familles à un ou deux enfants, notamment pour les familles les plus aisées.

Comment se salue-t-on en 1890 ?

En 1890, les codes de politesse ont évolué et vont globalement vers la simplification.

Dans la rue, les sorciers portent leur main au bord de leur chapeau (autrefois, on retirait le chapeau) et les femmes répondent avec un sourire et un petit signe de tête.

La révérence et le baise-main sont réservés aux réceptions. Il s’agit rarement de révérences plongeantes, juste d’une petite révérence ou d’une esquisse de révérence. Quant au baise-main, l’homme s’incline sur la main de la femme, y dépose éventuellement ses lèvres, mais pas davantage, ce n’est pas un vrai baiser.

Sinon, dans toutes les autres circonstances, on se serre la main, adultes comme enfants.

L'apprentissage des langues étrangères en 1890

Depuis la fin du Moyen-Age et la guerre de Cent Ans, l'anglais est la langue officielle de la Grande-Bretagne. A la fin du XIXe siècle, l'apprentissage des langues étrangères est entré dans les moeurs, mais les langues apprises varient en fonction des besoins, et donc de la classe sociale.

Les jeunes hommes de la noblesse ont reçu une éducation classique à Oxford et Eton, et ont donc appris le latin, le grec, et la plupart connaissent au moins le français.

Les jeunes femmes de la noblesse ont reçu une éducation orientée sur leur futur rôle de maîtresse de maison : ainsi, souvent envoyées dans des pensionnats en France, en Italie et en Suisse, elles parlent au moins le français et l'italien couramment, et y adjoignent parfois l'allemand.

Les plus cultivés peuvent également choisir d'apprendre le russe.

Les jeunes gens de la classe moyenne et commerçante apprennent les langues qui leur serviront pour le commerce : l'espagnol (songeons aux liens commerciaux avec l'Amérique du Sud), l'allemand et le français.

Il est à noter que l'on n'apprend pas les langues des colonies (urdu, mandarin...). Pour beaucoup d'Anglais, ce serait déchoir. Lorsque les Britanniques se rendent dans les colonies, la classe supérieure met un point d'honneur à ne parler qu'anglais : ils ont des domestiques locaux qui traduisent les ordres. Pour les classes moyennes et inférieures (soldats etc.), on apprend quelques mots sur place, mais rares sont ceux qui font réellement l'effort d'apprendre la langue locale.

Quelle considération accordée aux métis et aux Noirs en Angleterre en 1890 ?

A la fin du XIXe siècle, tous les Anglais savent ce que sont des métis et des Noirs, et la plupart en ont déjà vu, cela ne suscite plus de réelle curiosité.

Les métis font de leur mieux pour tirer leur épingle du jeu. Socialement, s'ils ont reçu une bonne instruction, on peut en trouver dans le demi-monde des artistes, des écrivains, là où l'originalité sera plus tolérée que dans certains milieux plus fermés. Quelques-uns peuvent devenir militaires (on manque toujours d'hommes). Sinon, ils se placent comme hommes à tout faire, ou, pour nombre d'entre eux, marins.
Il est à noter qu'une Anglaise qui épouse un métis sera mise au ban de la société, tandis qu'un Anglais qui épouse une métisse sera mal vu, mais en fonction du métissage et de diverses considérations sociales, cela peut plus ou moins être accepté. Cela reste cependant rare en Angleterre.

Les Noirs sont peu nombreux en Angleterre. Outre les divers bas-fonds auxquels ils peuvent être confrontés, on peut en trouver quelques-uns dans la domesticité de certaines familles qui veulent être "à la mode" ou offrir une touche d'originalité pour éblouir leurs invités. On en trouve également dans les milieux du cirque, artistes, modèles pour peintres...

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Message par Mystères de Poudlard » 30 juil. 2020, 14:27

IX- Bibliographie

Il s’agit d’une bibliographie indicative qui regroupe les principaux sites que j’ai utilisés, mais non exhaustive :)

Alphabétisation
https://books.openedition.org/pressesenssib/785?lang=fr

Chronologie de l’histoire institutionnelle
http://juspoliticum.com/article/Chronol ... -1002.html

Culture au XIXe siècle
https://www.cairn.info/revue-d-histoire ... age-75.htm#

Culture ouvrière
https://www.lhistoire.fr/la-culture-ouv ... angleterre

Londres
https://www.ukactually.fr/londres-au-xixe-siecle/

Mode
http://lireclassique.canalblog.com/arch ... 86212.html

Mode 2
https://madparis.fr/francais/musees/mus ... ixe-siecle

Syndicalisme ouvrier
https://maitron.fr/spip.php?article75467

Transports
https://blogpeda.ac-bordeaux.fr/zephyrenligne/?p=381

Vie aristocratique, bourgeoise et sociale au XIXe siècle
https://www.liseantunessimoes.com/

Vie matérielle des ouvriers
https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-26 ... 7_6_420915

… Et diverses pages wikipedia

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