Obtenir un personnage plus profond

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Message par Scénarium » 05 mai 2018, 21:04

Les personnages que vous interprétez ne sont que des avatars doués d'émotions et de principes différents des vôtres. Les posts qui suivent visent à détailler des processus psychologiques afin d'enrichir votre jeu, mais aussi vos interactions sociales.

Les phases du deuil
La pyramide de Maslow
La perception de l'Autorité et la gestion de la Peur suivant l'âge
La Dissonance Cognitive, autres biais et sophismes
Les 16 personnalités

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Message par Scénarium » 05 mai 2018, 21:06

Les Phases du Deuil

Faire le deuil d'un individu est un processus en 5 étapes : Déni, Colère, Marchandage, Dépression et Acceptation. Ainsi, l'image d'une personne triste n'arrive pas à la seconde où une personne décède sous ses yeux. C'est un processus plus long qu'il est intéressant de jouer IRP. Note intéressante : Ces phases peuvent aussi être retrouvées dans une rupture amoureuse.
  • Déni : Le personnage souffre d'un choc important, il ne peut pas accepter ce qu'il vient de voir ou d'entendre. Dans le cas de Harry Potter et Sirius Black, alors que son parrain vient de mourir, le jeune sorcier attend qu'il franchisse l'arche pour le rejoindre. De la même façon, ce processus correspondrait à attendre qu'un personnage mort se relève. Inutile de fondre en larme devant un cadavre fraichement découvert. C'est juste surprenant, le personnage peut même se mettre à être pris d'une crise de fou-rire sous la pression.
  • Colère : Le personnage se reproche d'être responsable de la situation. C'est le premier moment où la personne accepte la mort de l'individu. Les personnages construisent des processus cognitifs leur faisant éprouver un fort sentiment d'injustice. Ils vont avoir tendance à rejeter la faute sur quelqu'un ou (le plus souvent) sur eux-même. Ce n'est pas encore le moment où la personne pleure car elle responsable, mais plus le moment où la personne s'en veut et se déteste d'avoir été responsable. Dans le cas Harry/Sirius, il s'agit du moment où Harry se considère responsable de la mort de son parrain en étant lui-même allé au Ministère de la Magie. Il s'en veut et éprouve une colère certaine, allant jusqu'à envoyer tout valdinguer dans le bureau de Dumbledore.
  • Marchandage : Le personnage est dans une forme de compensation. Il est pris dans ses remords et ses regrets, entre ce qu'il aurait du faire ou ne pas faire. Cela peut être un "si j'avais passé plus de temps avec, je lui aurais été plus agréable" ou bien "Si je n'étais pas allé au département des mystères, il serait encore là". Les personnages sont plus vulnérables aux addictions, comme l'alcool, dans ces moments. Ils sont aussi vulnérables et plus facilement manipulables car une grande partie de leur processus conscients sont canalisés sur la remise en cause de leur action. La plupart du temps, après la colère, le personnage souffre d'asthénie. Il a la sensation d'être fatigué, de ne plus avoir envie de rien, de vouloir rester dans son lit sans se relever. Il éprouve aussi très peu d'émotion : Moins de colère, moins de joie, moins d'amour mais aussi moins de peur et moins de tristesse. Cette dernière émotion ne se manifeste que bien plus tard.
  • Dépression : Le personnage éprouve (enfin!) de la tristesse. Il réalise le manque causé dans sa vie et cette émotion est la plus présente. Le personnage peut passer dans une période cyclothymique où il devient facilement irritable, passant d'un instant à l'autre comme très heureux puis très triste. La dépression peut aussi ne pas être visible et intériorisée par le personnage. Cela se produit souvent pour les individus très fiers et vaniteux. Le personnage peut alors détailler toutes ses pensées sans que son interlocuteur ne réalise le soucis. Si tant est que votre personnage en soit réduit si bas qu'il penserait au suicide (et ce n'est pas la totalité des individus), il pourrait être tenté de voir aussi cela comme une preuve de faiblesse, ce qui le rendrait encore plus triste d'y penser. Le personnage se rend souvent compte de son impuissance et plus encore que dans la phase d'impuissance, il deviendra le plus manipulable à cet instant. N'ayez pas peur de lâcher prise et d'accepter que votre personnage soit abusé et naïf à cet instant, car c'est ce qui pourrait enrichir le plus votre background pour les mois à venir : Une amitié tourne mal ? Un personnage qui semblait bienveillant est en fait une ordure qui l'aura manipulé et poussé à faire quelque chose d'irréparable ? Voilà qui crée beaucoup de contenu pour les temps à venir. C'est aussi le moment où votre personnage est le plus vulnérable ; les MJ en abuseront peut-être, pensez y !
  • Acceptation : La douleur disparaît progressivement. La personne se reconstruit en acceptant de combler le manque par d'autres moyens. Elle se résigne et la vie reprend peu à peu son cours.
Afin de vous aider à vous repérer, voici un bref tableau permettant de suivre le temps de deuil d'un personnage. Il n'est là qu'à titre indicatif bien sûr, mais peut vous guider :

Amant2 ans
Père/Mère18 mois
Frère/Soeur18 mois
Meilleur Ami18 mois
Jumeau/Jumelle (avant d'avoir des enfants)36 mois
Ami12 mois
Oncle/Tante6 mois
Cousin/Cousine3 mois
Camarade de Classe3 mois
Par exemple, dans le cas d'un amant, vous pouvez observer un déni d'une semaine, une colère de 3 mois et 3 semaines, un marchandage de 6 mois, une dépression de un an et 2 mois de retour dans la vie réelle.

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Message par Scénarium » 05 mai 2018, 21:51

La pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow décrit plusieurs étages d'accomplissements et d'objectifs. En règle générale, un personnage cherche à résoudre ses problèmes dans l'ordre des étages, considérant les plus bas en priorité.

Si votre personnage est sous l'eau, ligoté, sa première pensée sera de trouver un moyen de remonter à la surface. La couleur de son vernis à ongle sera d'une importance moindre (même pour Kristen, c'est dire!...). Un personnage cherche à subvenir à ses besoins vitaux en priorité. Il cherche ensuite à construire un environnement qui peut lui permettre d'avoir accès aux ressources pour remplir ses besoins physiologiques à tout instant.

Une fois cela fait, seulement, votre personnage peut développer un besoin d'appartenance. Quand votre personnage arrive à Poudlard, il est loin de ses parents et ses besoins physiologiques sont assurés. Le besoin de sécurité est aussi rempli. Sa première occupation devrait donc être le troisième étage de la pyramide : S'intégrer à un groupe.

Les maisons doivent normalement chercher à palier cela. A son arrivée, votre personnage cherchera à se sentir à sa place dans sa maison. Souvent, cela implique une forme de conformisme. Si quelqu'un dit du mal d'autrui, les personnages auront tendance à suivre pour s'intégrer. En règle général, on ne passe pas à un étage suivant avant d'avoir assuré ceux d'en dessous.

Un personnage peut ainsi être malheureux de stagner à un étage de la pyramide. Par exemple, ne pas avoir d'ami dans sa maison peut être une véritable source de conflit qui le poussera à travailler ses relations sociales jusqu'à y parvenir.

Une fois cela fait, le personnage cherche l'estime des autres. Il ne veut plus seulement être "un gryffondor" ou "un poufsouffle". Il veut être "Jean Michel à Poufsouffle qui a rapporté 35 points en un seul cours". Le besoin d'estime et de reconnaissance consiste à se faire une place dans le groupe, y exister en tant qu'individu et plus en tant que figurant.

Le besoin d'accomplissement arrive seulement à la fin : Avoir réussi à créer un puissant sortilège, construire quelque chose d'important, une famille par exemple.

Quand vous jouez votre personnage, cherchez à déterminer à quel étage se trouve-t-il actuellement pour parvenir à construire un but cohérent qu'il peut chercher à atteindre. Qu'est-ce qui lui ferait du bien à atteindre ?

Un personnage qui accomplirait un besoin d'accomplissement sans avoir, par exemple, le besoin d'appartenance de rempli sentirait un vide. Il ne tirerait presque aucun plaisir à avoir achevé cela, car il ne le partagerait pas avec quiconque d'intérêt.

Une petite note quant au besoin d'appartenance : La famille et les amis ne représentent plus un apport suffisant pour le besoin d'appartenance quand ils sont éloignés. C'est ce qui peut pousser votre personnage à vouloir faire de nouvelles rencontres.

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Message par Scénarium » 05 mai 2018, 22:34

La perception de l'Autorité et la gestion de la peur suivant l'âge

La vision "des grands" dans l'enfance est drastiquement différente de celle d'un adulte vis-à-vis de ses pairs. Elle s'explique par le développement de différentes aires cérébrales qui n'ont pas lieu aux mêmes moments de la vie.

Les interactions peuvent être considérées en niveau de perception. A l'arrivée à Poudlard, les enfants de 11 ans sont conditionnés dans la dynamique de "Punition/Récompense", c'est le niveau 1. Ils sont emballés par le système "d'obéir pour éviter les punitions". Ils comprennent avec facilité le système de hiérarchie et tous les étudiants plus âgés qu'eux disposeront d'une forme d'autorité. Ils peuvent leur faire mal et être méchants. Les enfants sont craintifs des peines encourues d'autant plus que s'ajoute la dimension de l'inconnu.

D'un point de vue cérébral, le circuit de la peur ne dispose pas un développement suffisant du cortex cérébral pour interpréter la peur. Celle-ci est irréfléchie et apparaît de façon brutale. Elle n'est pas construite. Le trajet est le suivant : Stimulus reçu par l'organe sensoriel → association du stimulus à sa signification dans l'aire adéquate → Thalamus → amygdale → sensation de peur

Le cortex ne se développe généralement qu'autour des 13 ans. C'est à cette période que l'enfant peut construire des peurs plus viscérales qu'il va associer avec son cortex, mais aussi interpréter les peurs. Dans son rapport avec l'autorité, l’amygdale peut ainsi être coupée.

Stimulus reçu par l'organe sensoriel → association du stimulus à sa signification dans l'aire adéquate → Thalamus → Interprétation Corticale → amygdale → sensation de peur

Ainsi, si un grand hausse le ton avec un enfant en première ou deuxième année, ce dernier ressentira spontanément de la peur et aura tendance à se soumettre à l'autorité.

De la même façon, le circuit de la récompense qui permet d'obtenir du plaisir motive l'enfant par des intérêts très égocentriques et égoïstes. L'enfant est très sensible à la mécanique "oeil pour oeil" et comprend de la même façon qu'il peut apporter du bien à autrui dans l'objectif d'obtenir du bien lui aussi. Il réfléchit à des actions qu'il mène à court et moyen terme et peut être très vulnérable à l'association de "Si j'aime bien, c'est que c'est bien". L'obéissance qui se développe peut être alors communiquée dans une logique de faveurs : "J'obéis pour obtenir quelque chose".

A partir de la troisième année, la zone corticale se développe. Les neurones miroirs ont aussi de nouvelles connexions qui permettent l'association et la réelle prise en compte de l'empathie. Cette notion d'empathie peut apparaître plus tôt, ou beaucoup plus tard.

Des enfants à Poudlard pourront avoir développé de l'empathie dès leur arrivée, quand d'autres ne l'auront toujours pas à leur sortie. Cette notion d'empathie est toutefois un prérequis pour utiliser des circuits plus complexes qui permettent d'influencer et de comprendre l'Ordre Social.

Pour qu'une personne puisse dire "Je vais faire ça pour que la personne ressente cela", il est nécessaire de pouvoir changer de position, mentalement et d'avoir développé, au moins un temps, la notion d'empathie. Cette action est principalement aidée avec le développement du cortex frontal. qui se développe de façon très importante avec l'arrivée des hormones de l'adolescence. Comptez autour de 12-14 ans pour les filles et plutôt 14-16 pour les garçons.

Le simple ton de voix ne suffit plus, il peut analyser le sens des mots pour que la peur en se manifeste pas et utiliser l'empathie d'autrui pour obtenir des faveurs. C'est le niveau 2.

L'enfant/l'adolescent construit un paradigme où il accorde une valeur aux notions de loyauté, de respect, de confiance et de gratitude. L'autorité par des figures d'autorité ne suffit plus. Le cortex de l'enfant peut analyser l'information et ne pas susciter directement la peur. Toutefois, l'enfant comprend qu'une figure d'autorité peut lui faire du mal et aura tendance à s'y plier si elle dispose d'une force supérieure à la sienne. Dans le monde de J.K. Rowling, on peut considérer qu'un sorcier plus âgé, un adulte ou professeur, peut disposer encore d'autorité par sa position. Il peut lui rendre la vie dure et la menace des punitions a moins d'impact. Toutefois, les réaliser fait prendre conscience à l'enfant que la personne détient l'autorité. Si la première menace n'avait pas été suffisante, la seconde (une fois une première punition effectuée) aura un impact plus important et amènera l'enfant à réfléchir à deux fois avant d'aller contre.

La notion de soumission à l'autorité est présente chez toute individu, que ce soit par le conformisme ou d'autres stratagèmes. Je ne vais pas vous citer du Arendt... Mais parlons de l'expérience de Milgram.

L'expérience de Milgram détermine la docilité face à l'autorité. Elle permet de déterminer face à quelle autorité le personnage est capable de réaliser des éléments insensés. (Petite vidéo à ce sujet)

Dans l'évolution de l'adolescent, je vous invite à réfléchir à des forces dans lesquelles il croît : Les médicomages, les aurors, les journalistes, ses parents, les fondateurs de l'école... Pensez que ces autorités pourront influencer votre personnage s'il croît dans leur pouvoir. Le niveau 3 correspondrait à la notion de développement moral.

Si ces forces ont des valeurs dans lesquelles il croît, votre PJ sera tenté de s'y soumettre, au risque de tomber en dissonance cognitive...

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Message par Scénarium » 05 mai 2018, 22:49

La Dissonance Cognitive, autres biais et sophismes

Avant de lire le texte qui suit, je vous invite à regarde cette vidéo.

Au même titre que les hommes ont des biais cognitifs, les sorciers n'y font pas exception.

Quand vous constituez un personnage, il peut être intéressant de réfléchir à quel biais ce dernier peut être principalement soumis. Vous pouvez totalement avoir des erreurs de raisonnements qui vous poussent à entreprendre des actions surprenantes et aussi jouer les dialogues intérieurs qui permettent de trouver une cohérence à votre personnage. Votre personnage peut être dans le déni, mais vous êtes invité à argumenter cela pour que l'on puisse saisir. Dans la vidéo ci-avant, la description de Cornelius Fudge devrait parler à tous.

De la même manière, votre personnage peut être enclin à des sophismes qu'il acceptera plus facilement que d'autres. Vous trouverez ci-jointe la liste des sophismes et autres procédés fallacieux (cliquez pour agrandir).

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Message par Scénarium » 19 sept. 2018, 03:13

Les 16 Personnalités

Lorsque vous créez un personnage, il est intéressant de chercher à définir la personnalité de votre personnage sous 4 lettres. Celles-ci peuvent vous permettre de déterminer des processus MBTI par la suite, ce que nous allons voir.

Pour connaître ses lettres, procédez comme suit :
  1. Votre personnage est-il à l'aise pour parler en public ? Se sent-il stimulé par le fait de sortir avec des gens? Est-il stimulé par l’interaction avec autrui?
    Si oui, il est Extraverti (E). Dans le cas contraire, s'il préfère plutôt lire un livre que de partir en soirée, s'il se sent plutôt épuisé par le fait de voir beaucoup de monde, on le qualifiera d'Introverti (I). On dit communément que "l'énergie des Extravertis est projetée, dirigée vers les gens et les choses extérieures. L'énergie des Introvertis est, à l'opposé, concentrée à l'intérieur d'eux-mêmes et interagit fortement avec leurs pensées.".
  2. Votre personnage est-il plutôt intéressé par l'utile ou la nouveauté ? Préfère-t-il être réaliste et voir ce qui existe ou bien être imaginatif et voir les possibilités ? Aime-t-il perfectionner ses compétences ou en développer de nouvelles ?
    Dans le premier cas, votre personnage est un Sensitif (S), dans le second, un iNtuitif (N). On dit communément que "La Sensation est un processus qui permet d'avoir conscience de l'information sensorielle, focalisée sur l'expérience réelle et les faits. C'est un processus rapide." A l'opposé, "l'iNtuition est un processus permettant de faire preuve d'abstraction et de voir les possibilités d'une situation. C'est un processus long qui ralentit la prise de décision."
  3. Votre personnage pense-t-il d'abord avec des valeurs ou avec de la logique ? Est-il plutôt chaleureux ou calme ? Réfléchit-il spontanément en se pensant dans le feu de l'action ou dans ? Considère-t-il en premier lieux les émotions et les sentiments des personnes, ou bien y préfère-t-il la raison ? Est-il plutôt doué pour les relations personnelles ou pour analyser ce qui ne marche pas ?
    Dans le premier cas, on qualifiera le personnage d'Empathe (F). Dans le second, de Penseur (T).
    L'empathe (F) utilise des processus basés sur ses interactions sociales. Il recherche l'Harmonie dans leur monde et les sentiments sont utilisés pour analyser les situations et comprendre autrui. Bien que ce soit une façon subjective de considérer les problèmes et souvent témoin d'un manque de rigueur, c'est aussi une façon efficace par sa rapidité pour prendre une décision. Les empathes sont aussi dotés d'une capacité d'écoute poussée pour comprendre les problèmes des autres. On dit qu'ils sont de bons soutiens moraux dans les situations difficiles.
    A l'opposé, le penseur (T) agit avec sa raison comme outil principal. Il se base sur des règles et des principes indépendants des sentiments des autres ce qui peut le faire passer pour quelqu'un de froid. Le penseur est plus attiré par la vérité que par la cohésion et l'harmonie de son couple ce qui lui permet de traiter le monde de façon objective grâce au recul qu'il prend, au détriment de l'Harmonie et de la rapidité d'analyse. On dit qu'ils sont de bons conseils pour résoudre les problèmes dans les situations difficiles.
  4. Votre personnage préfère-t-il planifier sa vie ou vivre de façon flexible et spontanée ? Préfère-t-il jeter ce qui lui semble inutile ou bien garder ce qui pourrait lui être utile ? Se préoccupe-t-il du temps qui passe ? Est-il dans un rejet du stress ou bien la pression le motive-t-il ? Aime-t-il décider ou a-t-il plutôt tendance à repousser les décisions ? Arrive-t-il à suivre l'organisation qu'il s'astreint ?
    Dans le premier cas, on dit que votre personnage est un Jugeur (J). Dans le second, on préfèrera le dire Perceveur (P).
    Le Jugeur bénéficie de méthode et d'organisation, c'est la personne qui va être capable de trancher dans le vif et d'amener les choses à leur terme. Il s'agit d'un personnage qui arrivera à être à l'heure. Néanmoins, ce processus rapide qui permet de faire avancer les choses aura tendance à le montrer parfois trop rigide.
    Le Perceveur dispose d'une bonne capacité d'Adaptation et de remise en question. Son aspect à tout faire à la dernière minute lui donne aussi une bonne réactivité sur les projets, même s'il se montre souvent dans une forme d'immobilisme. Avec lui, "pas de décision hâtives" et au pire, on laisse place à l'improvisation. Ce sont des personnages qui auront souvent un manque de suivi et qui pourront avoir du mal à terminer une tâche qu'ils ont commencé.
Vous devriez désormais vous retrouver avec quatre lettres. Par exemple, une personne Extravertie (E), iNtuitive (N), empathe (F) et Perceveuse (P) sera qualifiée d'ENFP.

A titre d'information, voici la répartition des personnalités dans le monde, d'après le sexe :
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Les 16 personnalités disposent de différentes fonctions qu'ils développent au cours de leur vie. Il existe un total de 8 fonctions possibles, bien que seules 3 sont normalement développées dans la vie (certains montent à 4, notamment ceux susceptibles de se remettre en question).
  • Fe : Le Sentiment Extraverti. Capacité à comprendre les autres, recherche l'harmonie parmi les hommes. Cherche à respecter les valeurs de chacun.
  • Fi : Le Sentiment Introverti. Ressent puissamment les émotions, mais peine à les expliquer aux autres. Capacité à chercher du sens dans ce qui mérite d'être entrepris ou défendu.
  • Ne : L'iNtuition Extravertie. Traduit "ce qui est" par "ce qui pourrait être". Interprète les situations et cherche les connexions qui pourraient se faire. Sens de la réflexion créative. Se fie à des flashs de sa conscience et cherche à faire émerger une vue d'ensemble à partir de modèles éprouvés ou novateurs.
  • Ni : L'iNtuition Introvertie. Flash de l'inconscient difficile à expliquer à autrui. L'intuition en amène une autre, puis un autre. Cherche des implications sans nécessairement tenir compte des faits et cherche à faire émerger une vue d'ensemble à partir de références et modèles personnels.
  • Se : La Sensation Extravertie, extérieure. Le plaisir de l'instant présent, des bonnes choses, de la bonne nourriture, des plaisirs de la chair, des beaux vêtements. Se fie au présent, détecte les changements immédiats.
  • Si : La Sensation Introvertie, intérieure. Le monde impacte sur leur monde intérieur. Se souvient du passé et accumule l'expérience. Accepte le dogme.
  • Te : La Pensée Extravertie. La logique pure. Cherche la logique et la cohérence du monde. Cherche des plans à réaliser. Applique la logique à tout ce qu'il peut en contrôlant ses prédictions. Vérifie les conséquences des actions afin d'établir si quelque chose marche ou non.
  • Ti : La Pensée Introvertie. Cherche la logique et la cohérence des idées. Se fie à son cadre intérieur le rendant difficile à communiquer aux autres. Trouves les principes sur lesquels quelque chose repose.
La première fonction (Dominante) apparaît dans l'enfance. A 11 ans, votre personnage devrait avoir pleinement acquis et développé cette fonction. La seconde (auxiliaire) apparaît au début de l'adolescence (environ en troisième année, même si des prémisses devraient déjà exister à son entrée dans l'école). Elle atteint son plein potentiel autour de la cinquième. Elle équilibre la dominante, comme nous allons pouvoir le voir ensuite. La tertiaire arrive au début de l'âge adulte. Votre personnage devrait voir cette fonction arriver vers sa sixième ou septième année, mais il peut attendre jusqu'à ses 20 ans pour apparaître, voire plus pour certains.

La fonction inférieure représente l'opposé de la fonction dominante. Elle n'apparaît pas chez tout le monde et pourrait représenter une forme de sagesse. Pour certains, elle vient détruire l'importance des fonctions précédentes en montrant qu'on a tort ou qu'on a eu tort une grande partie de sa vie, ce qui pousse un grand nombre de personnes à ne pas les développer. Chez les gens qui la développent, elle peut se manifester autour de 50 ans en règle générale.
PersonnalitéIdée généraleFonction DominanteFonction AuxiliaireFonction TertiaireFonction Inférieure
ENFJLeader Altruiste et passionnéFeNiSeTi
ENFPL'énergique qui dynamise la soirée, débordant d'imagination.NeFiTeSi
ENTJLe commandant entrepreneur et très tranchant.TeNiSeFi
ENTPL'avocat du diable dans les débats, un véritable innovateur qui a du mal à aller au bout de ce qu'il créeNeTiFeSi
ESTPOn agit d'abord, on réfléchira après... L'important, c'est de ne pas être inactif face à l'urgence... ou en toute circonstance.SeTiFeNi
ESFPSouvent avec un léger manque en eux, se laissent emporter par l'énergie des autres et poussent les gens à s'amuser avec eux.SeFiTeNi
ESFJAltruiste prenant la responsabilité d'équilibrer le monde, toujours partant pour rendre service. Toujours fidèle et dévoué.FeSiNeTi
ESTJHonnêteté, dévouement et dignité... N'hésite pas à montrer sa colère si nécessaire.TeSiNeFi
INFJAidez-moi à aider l'autre, vivre c'est vivre pour se battre un jour de plus.NiFeTiSe
INFPL'idéaliste qui cherchera toujours le bien dans les pires personnes et les pires situations. Nous écoutons beaucoup mais parlons à peu de personnes. Les principes avant tout.FiNeSiTe
INTJUne confiance à rude épreuve, capable de vivre avec des contradictions flagrantes. Quand on a des principes, on n'en bouge pas ; la vie est un jeu d'échec.NiTeFiSe
INTPInventif et créatif. Pour faire bouger le monde, commence par te bouger toi-même. L'archétype du laborantin qui passera sa vie dans un petit laboratoire, seul, bien organisé. Nombre limité de centres d'intérêts.TiNeSiFe
ISFJLe défenseur absolu. Peu importe vos raisons, vous devrez me passer sur le corps pour toucher à mes proches. Prend toujours ses responsabilités très au sérieux. Étrangement sociaux pour des introvertis.SiFeTiNe
ISFPLes aventuriers, fièrs de qui ils sont, charismatique et rêveurs. Ils sont capables de colères spectaculaires qui, une fois terminées, n'ont quasiment jamais existé pour eux.FiSeNiTe
ISTJLe parfait militaire. S'il y a du travail à faire, il sera fait. Aucune considération pour la malhonnêteté ou pire, la paresse.SiTeFiNe
ISTPLe mécanicien plein de rationalisme, débordant de curiosité.TiSeNiFe
Par exemple, l'ENTJ dispose du module dominant Te. Il cherche d'abord à connaître le monde de façon logique. Le Ni qui suit le fait aller au-delà de l'aspect purement mécanique et matériel des choses. Le Se qui advient le fait aimer le sens du monde. Il compense un caractère froid et tranché en appréciant les plaisir matériel que le Ni lui a fait découvrir. Le bon vin, les belles voitures... Le Fi qu'il développe à la fin vient calmer son aspect froid et le faisant réfléchir sur ses valeurs et le sens de l'émotion. Plus que le plaisir superficiel que lui donnait le Se, il sent le plaisir plus profond et transcendant. En réfléchissant à ce qui doit être défendu ou non (Fi), il est de moins en moins froid et tranchant en ne s'appuyant que sur la logique pure dans les discussions (Te).

Les fonctions s’acquièrent progressivement et peuvent mettre du temps à se développer. On ne se réveille pas un matin avec une fonction qui est apparue.

Les fonctions des personnalités MBTI permettent de comprendre les forces et faiblesses de chaque personnage. L'objectif de la liste qui suit est de vous éviter les fausses routes.

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Message par Scénarium » 04 mars 2019, 07:31

Forces et Faiblesses des 16 Personnalités : L'ENFJ

Les ENFJ sont des personnages extravertis qui débordent d'énergie. Ils sont toujours très investis dans leurs relations personnelles et détestent les conflits (F). Ces derniers sont capables de les mettre dans des états de détresse qui peuvent les pousser à faire beaucoup de sacrifices pour leurs proches (Fe). Ils voient le monde au travers des relations avec autrui (Fe), ce qui les rend très bons pour comprendre les liens que les gens entretiennent entre eux, ce qu'ils pensent ou comment les gens peuvent réagir. Ce sont aussi des individus qui auront beaucoup de répartie en règle générale.

Dans leurs relations, ce sont des individus facilement épanouis par le bonheur de l'autre (Fe), qui apprécieront de profiter de l'instant présent : sorties dans des bars, bons dîners, après-midi shopping entre amies, ... (Se).

Ce sont des individus attachés à des principes (Ni), parmi lesquels la fidélité et la loyauté sont des incontournables. Ce trait de personnalité en fait généralement de bons Poufsouffle.

Ce sont des personnages souvent impulsifs (J), motivés par la détresse d'autrui (F) qui savent s'amuser (Se). Ils n'ont jamais "la flemme" d'aller dans une soirée et peuvent ainsi enchaîner les nuits blanches.

Ce sont des personnages qui se sentent rechargés en énergie au contact des autres (E), ce qui les rend aussi violemment sensible au sentiment de solitude (Fe) ainsi qu'à celui de rejet (Fe). Leur contact très régulier avec autrui les rend cependant très charismatiques et font d'eux des gens sur lesquels on peut compter (Fe/Ni).

Cette dévotion pour autrui laisse cependant la place à des réactions très vives en cas d'échec. Ils sont incapables d'accepter d'avoir échoué d'aider quelqu'un (Ni/F/Fe), jusqu'à se mettre dans des positions risquées pour eux-mêmes. Ce dernier point est exacerbé par leur fonction déficiente Ti. Ils peuvent ainsi prendre des décisions hâtives (J) sans être capables de pleinement juger des conséquences (Ne/Te). Ils peuvent aussi ne pas assez s'écouter eux-mêmes et se risquer à vivre par proxy (Fi).

Leur vision idéaliste (Ni/Si/Te) peut les rendre trop idéalistes, jusqu'à vivre dans le déni. Ce trait de caractère est amplifié par un rejet des conflits (F). Bien que réceptifs à la critique, ce trait peut les pousser à mentir facilement pour éviter les conflits, jusqu'à faire croire que tout va bien, pour eux ou pour protéger quelqu'un, comme pour un travail non fait (F/Fe/Si/Ne/Te).

Bien qu'ils puissent être de bons conseils (Fe/Ti), leur peur de blesser l'autre (F) et l'immense somme de principes qui les composent (Ni) rend compliquée la prise de décision, notamment si elle doit affecter autrui (F/Fe/Te)

Leur socle Ni en fait des individus aisément influençables si l'on s'appuie sur leurs valeurs, notamment si ces dernières touchent des individus (Fe) ou des idéaux de justice (J). L'absence de Si en fait aussi des individus capables de soutenir des causes parfois vides, voire des combats voués d'avance à l'échec (Te).

Exemple d'ENFJ : Dauna Paulsen (Suits), Barack Obama.

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Message par Scénarium » 04 mars 2019, 13:24

Forces et Faiblesses des 16 Personnalités : L'ENFP

L'ENFP voit le monde au travers de "ce qui pourrait être" (Ne). Ce processus consiste en la visualisation permanente des différentes possibilités du monde extérieur. "Comment les choses se seraient-elles passées si j'avais plutôt fait ceci ? Si cela ? ...". Ce sont des individus très indépendants qui s'appuient sur une vision très large de la liberté. Le monde des possibilités qu'ils voient (Ne) leur donne un côté très créatif (P).

Ils tirent leur énergie du contact avec les autres (E), mais se fient plus à leur ressenti (Fi) qu'à ce que peuvent penser les autres. Pour autant, ce sont parmi les rares individus à pouvoir embrigader autrui sans la fonction Fe. Ils le font principalement par leur dynamisme et leur capacité à voir de très nombreuses possibilités sur lesquelles rebondir (Ne). Cette même caractéristique les rend très curieux et observateurs. Ils ne partent pas avec des à priori très tranchés et seront dans une découverte constante de nouveautés qui peuvent les stimuler (Ne/Fi/P).

Leur absence de principes purement établis (Ni) en fait généralement des gens très amicaux avec une forte tendance à éviter les conflits (F).

Régulièrement, l'ENFP aura des difficultés à comprendre la psychologie d'autrui (Fe) et notamment lorsque celle-ci s'appuie sur une raison logique aiguisée que sur l'émotion (T). Cette situation peut faire grandement souffrir l'ENFP (Fi), notamment parce que son idéal passe plus par la symbolique que le principe (Si/Ni).

Son coté rêveur (P/Ne) le rend aussi souvent en décalage avec la réalité (T), amenant régulièrement à un déni et de gros biais psychologiques qu'il est difficile de franchir (F/Ti).

Ce sont aussi des individus très dépendants de leurs sentiments (Fi) qui ont du mal à s'organiser (J). Cela les conduit à de gros problèmes de ponctualité ou de démarches administratives qu'ils ne parviendront pas à mener à bout. À l'approche des examens, ce sont ceux qui ont conscience qu'il faut réviser (Ne/Te), mais qui n'auront pas l'énergie pour se motiver à le faire, procrastinant ainsi joyeusement (P).

Leur coté Fi les rend aussi très émotifs, et donc sensibles à la critique qu'ils risquent de prendre pour eux bien trop facilement (Fi/Ti).

Exemple d'ENFP : Abby Sciuto (NCIS), Ellen Degeneres.

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Message par Scénarium » 05 mars 2019, 09:48

Forces et Faiblesses des 16 Personnalités : L'ENTJ

L'ENTJ voit le monde au travers de la rationalité du monde (Te). Cela lui donne un côté combatif qui lui permet de ne pas avoir peur du conflit (Te/F). Cette personnalité voit donc toute confrontation comme un défi à affronter. En s'appuyant sur des principes très rigoureux (Ni), l'ENTJ a le pouvoir de dire non, et il ne se prive pas pour le faire.

Ces principes apparaissent souvent sans prendre en compte les sensibilités individuelles (T/Fe). Si quelqu'un les encombre, ils peuvent s'en passer. "Seul le résultat compte. Et le résultat, c'est qu'un incompétent n'a pas sa place dans mon équipe".

Leur capacité à trancher dans le vif (Ni), leur grande rationalité (Te) et leur organisation rigoureuse (J) leur permet de devenir bons dans tous les domaines qu'ils abordent. Quand ils se mettent au travail, ils y vont à fond, jusqu'à maîtriser leur domaine à la perfection.

Leurs réussites leur donnent une grande assurance (P/Ni) dans ce qu'ils entreprennent. À cela s'ajoute un esprit très logique qui en fait de bons stratèges (Te).

Leur assurance les rend particulièrement charismatique et le contact avec autrui les recharge en énergie (E), en particulier quand ils peuvent montrer qu'ils triomphent des défis auxquels ils se confrontent.

Si les ENTJ ont en général de belles réussites professionnelles, cela leur est nécessaire pour assurer un niveau de vie très onéreux (Se). Leur assurance leur permet d'enchaîner les conquêtes qu'ils voient surtout plus comme des trophées que comme des partenaires (Se/Fe). Leur image est importante : "Quand un vêtement est sale, on le change. Quelle différence avec une relation qui ne convient pas à notre degré d'exigence ?" (F/Se/Ni/Te).

En possédant Fi en fonction inférieure, l'ENTJ a du mal à vivre avec ses émotions. Au bénéfice du doute, il préfère les refouler. Il lui est ainsi très dur de construire une relation profonde et il apprécie plutôt les qualités de ses partenaires (Ni), ou les bons moments qu'il passe avec (Se), que les sentiments à proprement parler.

Il faut une grande dévotion de la part d'un(e) amant(e), ainsi qu'une grande confiance, pour que l'ENTJ puisse parvenir à s'épanouir dans une relation et se laisser envahir par des sentiments profonds (Fi).

"Appuyons-nous sur les principes, ils finiront bien par céder". L'ENTJ est souvent vu comme un individu arrogant et égoïste dans ses choix (Ni/Te/Se). Son aptitude à rentrer en conflit (Ni/F) sans difficulté en fait une personne crainte de la part des personnes possédant F. Ces dernières le voient comme une personne envahissante qui peut se montrer comme trop dominante dans leur vie. Ainsi guidé par son assurance, l'ENTJ peut vite devenir un gourou aux tendances de perversion narcissique, sans disposition pour écouter l'autre (F/Se/Ni).

Leur rigueur (J/Ni) et leur rapidité pour prendre des décisions (J) les rend très généralement intolérants et impatients. Leur Fi en fonction amplifie ces problèmes, car ils se retrouvent oppressé par des émotions très vives dans ces situations (surtout pendant l'enfance).

La combinaison analyste (N/T) ne leur permet pas aisément de comprendre les émotions d'autrui, alors qu'ils sont pourtant avec une dominante Extravertie (E). Ceci donne lieu à l'idée que montrer ses émotions est un signe de faiblesse, et qu'elles n'ont pas leur place dans leur discussion.

Exemples d'ENTJ : Harvey Specter (Suits), Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord.

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Message par Scénarium » 05 mars 2019, 11:04

Forces et Faiblesses des 16 Personnalités : L'ENTP

L'ENTP voit le monde au travers du "Et si...?". Néanmoins, contrairement à l'ENFP, son côté rationnel ne le pousse pas dans un monde de rêverie, mais dans un désir de voir ce qui marche.

L'ENTP est un inventeur intéressé par des concepts novateur (Ne/Ti). Son Ne lui permet de voir un éventail de possibilités qui peuvent s'assembler pour résoudre un problème.

En règle générale, l'ENTP dispose d'un esprit très flexible, qui cherchera toujours la cohérence dans les idées (Ni/N/Ti). Cela lui permet de transposer facilement des concepts abstraits à des idées du quotidien, mais aussi de déborder d'imagination créative, notamment logique (Ne/P/Ti).

L'ENTP n'est pas renfermé sur son monde imaginaire, car il transpose ses idées intérieures sur le monde extérieur (E). Parler de ses idées avec autrui l'aide d'ailleurs beaucoup à les développer, notamment parce qu'il voit chaque argument et critique comme un outil pour comprendre comment les autres voient le monde (Fe/Ne/Se).

Son esprit affuté (Ne/Te) avec un Si déficient le pousse à remettre en question toutes les traditions, et surtout à faire preuve d'une grande originalité.

Dans cette même continuité, les ENTP sont parmi les meilleurs membre d'un groupe pour réfléchir sur un problème, afin de le déconstruire et de trouver des solutions (Ne/Ti/Fe/Se).

Leur assurance dans la rationalité (T/Ti/Ne) leur permet d'être charismatiques, notamment pour les personnalités N et les ISTP.

Plus que tout, les ENTP aiment montrer qu'ils savent (E) et être ainsi perçus comme des érudits. Leur esprit d'analyse rationnelle (NT) leur permet de devenir très performant et de maitriser une vaste quantité de connaissances.

Contrairement aux ENTJ et INTJ qui aiment avoir raison (Se/Te/Fe) les ENTP aiment voir jusqu'où leur interlocuteur a raison (Fe/Ti).

La créativité des ENTP les pousse à générer plus d'idées qu'ils n'ont de motivation pour les mener à leur terme (P/J). Ceci les laisse souvent à laisser des projets inachevés, se persuadant qu'ils les finiront, mais sans garantie de le faire (P/Te).

En jouant avec des idées quotidiennes, l'ENTP prend régulièrement la place de l'avocat du diable (Ti/Fe/Ni. Cet exercice peut être perçu comme très pénible par leur entourage, bien qu'il soit pour eux une façon de pousser les idées jusqu'à leur limite. Cette diversité les fait d'ailleurs souvent passer pour des dissidents de toute forme de pouvoir qui ne se base pas uniquement sur la logique.

Malgré leur Fe, les ENTP sont souvent jugés comme manquant de sensibilité (T/Fi/N). Ils comprennent les autres, sous un angle très rationnels, mais sont généralement incapables de faire preuve d'empathie (F).

La plupart des personnalité S auront tendance à les voir comme "se prenant trop la tête", souvent parce qu'ils ne possèdent pas les fonctions pour comprendre leurs idées. De plus, leur côté rationnel prend souvent des formes d'intolérance (T/Ti) les pousse régulièrement à être rejetés, ceci s'aggravant par les remises en questions régulières de tout (Ni).

En terme de relations, les ENTP ont tendance à varier régulièrement de partenaires pour vivre des expériences diverses (Fe/Ne/Ti). Installer une relation plus stable peut leur être difficile, notamment s'ils ne développent pas leur Si.

Exemple d'ENTP : Tony Stark (Iron Man), Léonard de Vinci.

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Message par Scénarium » 05 mars 2019, 12:49

Forces et Faiblesses des 16 Personnalités : L'ESTP

L'ESTP voit le monde sous le prisme du plaisir (Se). À ses yeux, la vie doit se résumer à ce que l'on vit dans l'instant présent, sans avoir la pression d'un futur incertain.

Les ESTP sont des impulsifs qui n'ont pas peur de se lancer, notamment s'ils ont un public pour les regarder faire (Se/Fe).

Le contact avec la foule les électrise et leur donne une quantité folle d'énergie qu'ils peuvent mettre à profit (E).

Leur aspect rationnel (T) leur permet de prendre rapidement des décisions pratiques et rationnelles. Ceci se fait d'ailleurs non sans une grande originalité (P/Ti).

Ce sont des individus qui comprennent facilement les sentiments de leur auditoire (Fe) ainsi que leurs désirs (Fe/Se). Il n'est donc pas rare de les voir tels des festifs adroits autour desquels vont pouvoir graviter des personnes en admiration devant leur étincelle de folie.

Ces personnages profitent de leur importante capacité d'adaptation (P/Ti) afin de pouvoir rebondir, sans trop avoir à se préoccuper de toutes les conséquences à venir (Ne).

En règle générale, ce sont des personnages directs qui ne tournent pas autour du pot (Se/Ne/Ti/Fe). Leur Ni déficient les rend prompt à se créer un socle de valeurs qui consiste à jouer avec le risque, voir le valoriser.

Les ESTP disposent de grandes capacités sociales (Fe) qui leur permettent de tisser facilement des relations, hédonistes en particulier (Se).

Cette recherche constante du plaisir (Se), cumulée à l'incapacité de se projeter sur le long terme (Ne) pousse généralement les ESTP à ne pas se préoccuper de conséquences pourtant graves qui peuvent les rattraper ; ce sont des personnages qui vivent dans l'oeil du cyclone. De plus, entre un plaisir instantané et un plaisir plus grand et distant dans le temps, l'ESTP préfèrera quasi systématiquement prendre le plaisir immédiat (Se/Ne)

Cette carence de projection peut en faire de dangereux démagogues (Fe/Ne/Se) qui se montrent incapables d'estimer correctement les conséquences de leurs décisions.

De la même façon, les ESTP peuvent faire preuve d'un manque de sensibilité cruel, notamment quand celle-ci menacerait de les détourner de leur quête du plaisir (F/Se).

Leur Ni déficient leur apporte aussi un manque de rigueur flagrant (J), ce qui les pousse à être brouillon dans leur travail, ainsi qu'à bâcler leurs devoirs.

L'intelligence des ESTP est dans la moyenne ou moyenne basse (N), dévouée à profiter de l’instantané qui peut les empêcher de prendre en compte toutes les variables d'un problème.

Généralement, ce sont des personnes qui auront tendance à rabaisser les intellectuels (Ne/Te/Se/Fe), parce qu'ils les intéressent peu ou, pire, parce qu'ils leurs font prendre conscience des risques qu'ils se trainent derrière eux.

Exemple d'ESTP : Antony Dinozzo (NCIS).

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Message par Scénarium » 19 mars 2019, 16:57

Forces et Faiblesses des 16 Personnalités : L'ESFP

Des personnalités extraverties, les ESFP sont ceux qui ont le moins confiance en eux. Ce sont des individus qui voient le monde au travers d'un prisme de plaisirs immédiats (SE). Cela a tendance à les rendre égoïstes (Se/Fe) et à avoir du mal à se projeter dans le futur (N/Ne). Ces deux caractéristiques les rendent toutefois capables de véritablement profiter de la vie dans leurs meilleurs moments, malgré toutes les horreurs qu'ils peuvent subir autour de leur moments de joie. Cette incapacité à voir les conséquences de leurs choix les mène aussi à régulièrement faire preuve d'un courage un peu (très !) casse-cou. Ils n'ont pas besoin de rester dans une zone de confort (Si) et peuvent ainsi se lancer dans des entreprises en faisant preuve de beaucoup d'originalité (P), notamment parce qu'ils vont les trouver amusantes ou fun (Se).

Les ESFP font aussi preuve d'un grand sens pratique (S/Te), préférant l'action aux débats philosophiques (Ne). Cet esprit de l'instant leur permet d'être attentifs au monde qui les entoure (S/Te) et donc de prendre des décisions rapidement.

Les ESFP sont parmi les individus disposant d'un grand sens social. Non pas parce qu'ils comprennent comment les gens pensent (Fe), mais parce qu'ils ne font les choses que parce qu'ils aiment les faire (Se/Fi). Ce sont des individus passionnés par le goût de la vie, qui peuvent ainsi aider leur entourage à sortir de la monotonie.

La vie n'est cependant pas toujours un jeu, ce qu'ils ont du mal à comprendre (Se/Ne/T/Ti). Ceci les amène à être de piètres travailleurs qui préfèrent s'amuser plutôt que de se plonger dans d'ennuyantes révisions.

Ce sont aussi des individus très sensibles (Fi), qui prendront très vite les remarques de façon personnelle, même si celles-ci ne les visaient pas spécialement (Ti).

Leur mentalité à éviter le conflit (F), les pousse à souvent tourner les choses en ridicule, même si cela ne fait rire qu'eux (Fe/Ne/Se). Cela peut les pousser à aller trop loin, sans savoir quand il est bon de s'arrêter (Ne/Ti/Fe).

Les ESFP souffrent aussi d'un rapport à leurs principes et à leurs valeurs (Ni déficient). Leur éducation détermine beaucoup qui ils sont, et ce sont des individus pour qui les principes comptent, même s'il leur est difficile de les respecter face à leurs envies de plaisirs rapides (Ni déficient/Se/Ti/Ne).

Ce sont des individus qui s'ennuient vite (N/Se). Leur comportement à rechercher l'excitation constante peut régulièrement les conduire à des prises de risques inconsidérées, notamment parce qu'ils n'anticipent pas les risques et qu'ils ont du mal avec l'idée de plaisir différé (Se/Ne/Ti ). Souvent, ces individus seront sensibles à la tentation des drogues et seront les plus enclins à développer des addictions (Se/Ne/Ti)

Les ESFP ont aussi beaucoup de mal à planifier les choses (J/N/Ne), mais aussi à se concentrer (Se/Ne).

Leur coté très social, cumulé à leur besoin constant d'excitation, leur donne beaucoup de mal à se stabiliser avec quelqu'un. Les ESFP peuvent être très amoureux, mais rapidement se lasser, ce qui leur donne souvent la réputation de cœur d'artichauts.

Comme tous les types de personnalité S, il est peu probable pour eux de développer un Quotient Intellectuel élevé, ce qui en fait rarement de bons élèves dans les enseignements supérieurs.

Exemples d'ESFP: Fred et George Weasley (Harry Potter), Bill Clinton, Timon (Le Roi Lion).

Verrouillé